autour des positions extrémistes de Salvini, je retrouve le même consensus que je rencontrais à l’âge de 12 ans, en 1937, autour de Mussolini
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Andrea Camilleri, « La forme de l'eau », Paris, 1998
Andrea Camilleri, « Chien de faïence », Paris, 1999
Andrea Camilleri, « Un mois avec Montalbano », Paris, 1999
Andrea Camilleri, « L'opéra de Vigàta », Paris, 1999
Andrea Camilleri, « Le coup du cavalier », Paris, 2000
Andrea Camilleri, « La disparition de Judas », Paris, 2002
Andrea Camilleri, « Un filet de fumée », Paris, 2002
Andrea Camilleri, « La peur de Montalbano », Paris, 2004
Andrea Camilleri, « La pension Eva », Paris, 2007
Andrea Camilleri, « Privé de titre », Paris, 2007
Andrea Camilleri, « Petits récits au jour le jour », Paris, 2008
Andrea Camilleri, « Noli me tangere — Ne me touche pas », Paris, 2018
Marcello Sorgi, « Quelque chose me dit que … Entretiens avec Andrea Camilleri », Paris, 2002

Andrea Camilleri :
autour de Salvini, des relents fascistes façon Mussolini

extraits d'un article de Nicolas Gary publié sur le site ActuaLitté le 9 juillet 2018 [en ligne]


Andrea Camilleri, aura bientôt 93 ans. Et depuis Porto Empedocle où il réside, il vient de lancer une violente charge contre le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini. Ce dernier est sur la brèche, après sa déclaration contre le romancier Roberto Saviano.

Andea Camilleri
Andrea Camilleri
premio chiara, CC BY 2.0


Camilleri est un homme de mémoire, et, dans un long entretien accordé à La Repubblica, il revient sur le conflit ouvert entre l’écrivain et le politique. Le second a en effet mis en cause la protection policière dont bénéficie Saviano : pour ses écrits contre la mafia napolitaine, la vie de ce dernier est en danger constant depuis une quinzaine d’années.

« Quand on lit les écrits de Roberto, on se dit qu’il est impensable de faire prendre un pareil risque à cet homme. L’idée même du ministre de l’Intérieur italien est absolument anormale. Il serait gravissime qu’il mette cela en application, en fait. D’ailleurs, on peut effectivement considérer qu’il s’agisse là d’une tentative d’intimidation de la part de Matteo Salvini », assurait Antoine Gallimard à ActuaLitté.

C’est à présent la légende sicilienne du roman policier qui intervient dans le débat. « Je ne veux pas faire de comparaisons, mais, autour des positions extrémistes de Salvini, je retrouve le même consensus que je rencontrais à l’âge de 12 ans, en 1937, autour de Mussolini. »

(…)

Et plus loin, on découvre tout le dégoût que peut inspirer Matteo Salvini, leader de la Ligue Nord, à l’écrivain : que ce soit sur la question de l’immigration, où il joue dangereusement sur la peur de l’autre ou même sur l’état du pays lui-même. « Pour être honnête, je ne reconnais plus les Italiens », avoue-t-il.

(…)

Nicolas Gary

ActuaLitté, 2018