Vladimir Monteiro

Les musique du Cap-Vert

Chandeigne - Série lusitane

Paris, 1998

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îles d'Atlantique
parutions 1998
Les musiques du Cap-Vert / Vladimir Monteiro ; préface de Jean-Yves Loude. - Paris : Chandeigne, 1998. - 156 p. : ill. ; 21 cm. - (Série lusitane).
ISBN 2-906462-48-9
Cesaria Evora a révélé au monde les séductions de la musique cap-verdienne ; le livre de Vladimir Monteiro permet d'aller au-delà d'un phénomène trop singulier pour rendre compte de la multiplicité des traditions, des genres et des interprètes. Le pluriel du titre — musiques — est pleinement justifié et devrait éveiller les curiosités.
NOTE DE L'ÉDITEUR : Au Cap-Vert, suivre les musiques à la trace offre une autre façon de voyager. Ce livre dépiste les pulsions africaines enracinées au plus profond des « ribeiras » de Santiago, la grande île, qui ont survécu aux interdictions de la colonisation pour nourrir aujourd'hui des expressions très originales : morna, batuque, finaçon, tabanka, funana … Un panorama complet qui nous mêne d'île en île.

Né en 1964 à Dakar, Vladimir Monteiro est titulaire d’une licence de journalisme de l’université Cheikh Anta Diop. Journaliste pour RFI et pour l’agence Cabo Verde Info Press, il s’intéresse au Cap-Vert et publie en 1995 Portugal Crioulo, livre sur l’émigration capverdienne au Portugal. En 1998, il mène des recherches sur les musiques du Cap-Vert et le football au Portugal et au Cap-Vert. En 1999, il réalise un documentaire sur le funana, danse traditionnelle capverdienne
JEAN-YVES LOUDE : […]

Au Cap-Vert, suivre la musique à la trace offre une autre façon de voyager. Le livre de Vladimir Monteiro permet l'approche d'une identité par les voies mélodieuses. A travers ces pages vagabondes, l'auteur dessine l'itinéraire de la métisse morna, la plus nomade des expressions cap-verdiennes, des îles de Boavista, Brava et São Vicente jusqu'aux ports lointains de la diaspora, Rotterdam, Dakar ou Long Island … Il dépiste les pulsions africaines enracinées au plus profond des ribeiras de Santiago, la grande île, qui ont survécu aux interdictions de la colonisation pour nourrir aujourd'hui des expressions très originales : batuque, finaçon, funana … Il accomplit l'indispensable pèlerinage dans la sphère religieuse, car baptêmes, mariages, rites de dévotion aux saints ont fourni les circonstances séculaires d'élaboration d'un patrimoine musical où la ferveur chrétienne ne saurait totalement masquer les appels pragmatiques à la fécondité. Il cite avec raison les cérémonies funéraires qui, au vent et sous le vent, portent haut vers le ciel l'émotion d'un espoir mêlé de soumission : magnifiques chants de ladainhas. Fort de cette base traditionnelle, Vladimir Monteiro peut alors évoquer les échappées belles des expressions anciennes vers la ville ou l'étranger, portées par les courants électriques de la modernité. Il écrit aussi un hommage aux stars qui, comme Césaria Évora ou Bana, brillent désormais dans le firmament du ciel international après des débuts difficiles sur le sol de ces dix étoiles tombées en Atlantique un jour d'inspiration divine.

Préface, pp. 8-9
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Portugal / Crioulo », Praia : Instituto Caboverdiano do Livro (Estudis e ensaios), 1995

mise-à-jour : 17 septembre 2011
Vladimir Monteiro : Les musiques du Cap-Vert
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