Mary Gallagher

La créolité de Saint-John Perse

Gallimard - Cahiers Saint-John Perse, vol. XVI

Paris, 1998

bibliothèque insulaire

   
bannzil kréyòl
Guadeloupe

parutions 1998

La créolité de Saint-John Perse / Mary Gallagher ; préface d'Edouard Glissant. - Paris : Gallimard, 1998. - 470 p. ; 20 cm. - (Cahiers Saint-John Perse, 14).
ISBN 2-07-075433-2

ÉDOUARD GLISSANT : La créolisation « dissimulée » dans l'œuvre de Saint-John Perse fait qu'il rejoint, ou qu'il développe, comme cet autre auteur issu de l'univers des Plantations, William Faulkner, les procédés du conteur, créole ou amérindien ou noir-américain : l'accumulation dans la description, la répétition dans les récits, l'assonance dans l'exaltation poétique, la hachure des rythmes, et ces précieux listages d'Anabase (« … celui qui trouve son emploi dans la contemplation d'une pierre verte … »), par quoi le réel est tramé en étendue, récusant toute fausse profondeur.

Ces techniques de l'oralité ne sont nulle part données comme telles, ni proclamées ni revendiquées dans l'œuvre. Le détour poétique (la « traduction » subreptice du créole ou sa trop visible mise en scène) crée un « liant » aussi puissant que le fait par ailleurs l'invention « directe ». La parole poétique est multiple, ce qui la construit pourtant est son unité souterraine. Étendue et profondeur.

De l'une à l'autre, la poétique est d'enrobement et de dérobement, chez un auteur qui par ailleurs se révèle toujours précis et minutieux. La créolisation mène à d'autres dimensions, à d'autres espaces (l'espace du monde), et ne se suffit pas à elle-même.

Extrait de la Préface

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • Mary Gallagher, « Soundings in French Caribbean writing since 1950 : the shock of space and time », Oxford : Oxford university press, 2002

mise-à-jour : 27 février 2012
Mary Gallagher : La créolité de Saint-John Perse
   ACCUEIL
   BIBLIOTHÈQUE INSULAIRE
   LETTRES DES ÎLES
   ALBUM : IMAGES DES ÎLES
   ÉVÉNEMENTS

   OPINIONS

   CONTACT


ÉDITEURS
PRESSE
BLOGS
SALONS ET PRIX