Julian Campbell

« Les Irlandais en Bretagne, 1860-1914 », in : Denise Delouche (et al.), Pont-Aven et ses peintres, à propos d'un centenaire

Presses universitaires de Rennes / Institut culturel de Bretagne

Rennes, 1986

bibliothèque insulaire

   
peintres des îles
Irlande
Pont-Aven et ses peintres, à propos d'un centenaire / Denise Delouche (et al.). - Rennes : Presses universitaires de Rennes, Institut culturel de Bretagne, 1986. - 279 p. : ill., cartes ; 21x24 cm.
ISBN 2-86847-007-6

Comme l'Angleterre, la Belgique (Anvers) et l'Allemagne, la France est l'une des destinations des peintres irlandais en quête d'horizons géographiques et professionnels nouveaux. La France ... on pourrait aussi bien dire : Paris et ses ateliers, ses écoles, ses académies ; les colonies artistiques proches de la capitale (Barbizon, Grez-sur-Loing) ; la Normandie, enfin, et la Bretagne.

A de rares exceptions près, tous les peintres Irlandais ayant pris pied sur le continent ont, un jour ou l'autre, planté leur chevalet en Bretagne, souvent dans le sud de la région, quelque part entre Quimperlé et Concarneau. Pourquoi ? Julian Campbell se garde de répondre, mais on devine à le lire qu'il ne croit pas que l'attirance d'une terre celte puisse constituer une explication crédible.

Seule une constante semble se dégager : le « tour » d'Europe des peintres irlandais ne s'éloigne jamais durablement des rives de la Manche ; dans cette limite, les Irlandais suivent les traces de leurs collègues : quand les élèves de l'académie Julian, les disciples de Carolus Duran ou de Bastien Lepage se rendent à Pont-Aven pour y peindre en plein-air, les Irlandais suivent et prennent, à leur tour, le chemin de l'ouest.

Le séjour breton des peintres irlandais pourrait donc n'avoir été qu'un épisode, nécessaire mais transitoire. Nathaniel Hone, John Leech, Walter Osborne, Joseph Kavanagh, tous devaient quitter l'île pour se frotter un temps à leurs confrères du continent. Mais la vraie matière, pour eux, c'était l'Irlande. Seul Roderic O'Conor 1 effectue un parcours nettement distinct, sans doute pour s'être approché au plus près du cercle de Gauguin et y découvrant d'autres exigences.
       
1.C'est Roderic O'Conor qui a, le premier, éveillé l'intérêt de Somerset Maugham pour Paul Gauguin et son œuvre contribuant ainsi à la genèse du roman The moon and sixpence — en dépit de la vive antipathie que le peintre éprouvait pour le romancier.
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE

mise-à-jour : 29 janvier 2018
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