Marie Bourke

« The irish landscape through the eyes of the painter », in : Timothy Collins (ed.), Decoding the landscape

Centre for landscape studies

Galway, 1994 [reed : 1997, 2003]

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peintres des îles
Irlande
Decoding the landscape [papers read at the inaugural conference of the Centre for Landscape Studies organized by Timothy Collins and Patrick Sheeran at University College Galway November 2nd 1990 and subsequent meetings] / edited by Timothy Collins. - Galway : Centre for landscape studies, Social sciences research centre, University college Galway, 1994. - X-170 p. : ill., maps ; 21 cm.
ISBN 0-907775-70-5

Marie Bourke présente l'émergence d'un mouvement artistique spécifiquement irlandais et, simultanément, l'évolution du regard porté, par les artistes et par ceux à qui ils s'adressaient, sur les paysages d'Irlande et, plus particulièrement, sur ceux de l'ouest du pays 1.

Les conflits qui ravageaient la terre et les hommes, la misère entretenue de l'extérieur d'abord, puis le manque de pôles de formation d'une part et, d'autre part, d'acheteurs potentiels — voilà qui explique qu'il faille remonter jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe siècle pour relever les signes avant-coureurs d'une « école irlandaise », se distinguant voire se démarquant de la tradition anglaise. Ici, les séquelles d'un contexte explicitement colonial apparaissent avec évidence ; le cas de la Corse n'est pas radicalement différent.

Au fil du XIXe siècle, la pesanteur des influences extérieures semble encore l'emporter, mais celles-ci se diversifient. Les peintres vont compléter leur formation sur le continent, en Belgique, en Allemagne et à Paris ; et si beaucoup vont travailler en Bretagne ce n'est pas, semble-t-il, pour y renouer d'hypothétiques affinités celtiques, mais plus pour suivre leurs confrères de l'Académie Julian.

Il faut attendre le tournant du siècle pour voir exploser ce cadre conventionnel. Dans tous les domaines l'Irlande s'invente : en politique, en littérature, et en peinture ; au point qu'aujourd'hui l'idée que l'on se fait du paysage irlandais doit autant à Paul Henry, à Charles Lamb ou à Jack B. Yeats qu'aux seuls prestiges d'une nature indomptée.

1.« If there is a western bias to the text, it is due to the author's long-time interest in west of Ireland painters. » (NdA)
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • Julian Campbell, « Les Irlandais en Bretagne », in Pont-Aven et ses peintres, à propos d'un centenaire, Rennes, 1986
  • Julian Campbell, « Mary Swanzy, 1882-1978 », Londres, 1986
  • Julian Campbell, « Peintres irlandais en Bretagne, 1880-1930 », Pont-Aven,1999
  • Julian Campbell, « The irish impressionists : irish artists in France and Belgium, 1850-1914 », Dublin, 1984
  • Denise Ferran, « William John Leech, an irish painter abroad », Dublin, 1996
  • Lady Isabella Augusta Gregory, « Hugh Lane's life and achievment », Londres, 1921
  • Paul Henry, « An irish portrait », Londres, 1988
  • S.B. Kennedy, « Irish art and modernism, 1880-1950 », Belfast, 1991
  • Wanda Ryan-Smolin (et al.), « Irish women artists from the eighteenth century to the present day », Dublin, 1987
  • J.C. Steward (ed.) « When time began to rant and rage : figurative painting from 20th century Ireland », Londres, 1998
  • William Butler Yeats, « Quarante-cinq poèmes [suivis de] La Résurrection », Paris, 1993

mise-à-jour : 10 mai 2005
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