Eliseo Trenc

« Les peintres-voyageurs européens et catalans à Majorque autour de 1900 : la vision d'un paradis », in : Eliseo Trenc (ed.), Au bout du voyage, l'île : Mythe et réalité, pp. 177-190

Presses universitaires de Reims

Reims, 2001

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peintres des îles
Méditerranée
Baléares
Au bout du voyage, l'île : Mythe et réalité [actes d'un colloque international organisé à Reims en décembre 1999 par le Centre de recherche VALS (Le voyage dans les arts, la littérature et les sciences)] / textes réunis par Eliseo Trenc. - Reims : Presses universitaires de Reims, 2001. - 247 p. ; 21 cm.
ISBN 2-904835-77-6

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que les paysages majorquins retiennent l'attention de peintres venus du continent, voire de plus loin (Amérique latine). Eliseo Trenc cite un précurseur, Adolphe Balfourier qui a visité l'île en 1846-1847 — peut-être après une lecture du récit de Georges Sand — en relevant le clacissisme d'une facture encore sous l'emprise du modèle des « paysagistes hollandais ».

Le peintre provençal Gaston Vuillier visite l'île au début des années 1890 et publie peu après ses impressions de voyage illustrées de gravures. Une « île dorée » s'offre alors aux déçus de l'industrialisation qui commence à défigurer les grandes métropoles. Le thème est repris et développé par un autre peintre, Santiago Rusiñol, dans « L'illa de la calma » ; il y cite « les Catalans Joaquim Mir et Sebastià Junyent, le Belge Degouve de Nuncques, Marius Michel et les Argentins Bernarregi et Quirós » (p. 184). Avec cette génération, les préceptes de l'école cèdent le pas à la fascination qu'exercent les lieux : « Pour tous ces artistes, un fait remarquable mérite d'être signalé : leur peinture change au contact de la nature de Majorque » (p. 184).

L'ultime Arcadie où certains ont trouvé motif à surpassement n'existe plus : « Pour tous ces peintres-voyageurs, ces émigrants d'idéal, ces pélerins de l'art, Majorque correspondit parfaitement à un des archétypes symboliques de l'île, une image du refuge et du paradis, ce que malheureusement elle n'est plus aujourd'hui. Le continent l'a rattrappée et il ne nous reste plus que la nostalgie » (p. 190).

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • Eliseo Trenc, « Un chef-d'œuvre de la littérature de voyage : Les Îles oubliées. Les Baléares par G. Vuillier, 1893 », in Mònica Güell (dir.), Les Îles Baléares : littérature, langue, histoire, arts, Canet-en-Roussillon : Trabucaire, 2015
  • Georges Sand, « Un hiver à Majorque », Paris : Le Livre de poche, 1984
  • Gaston Vuillier, « Les îles oubliées : Les Baléares, la Corse et la Sardaigne », Paris : Hachette, 1893
  • Santiago Rusiñol, « L'illa de la calma », in : Obres completes, Barcelone : Ed. Selecta, 1956 (rééd.)

mise-à-jour : 17 novembre 2017
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