José Lezama Lima

Paradiso

Seuil - Points, 604

Paris, 1999
bibliothèque insulaire

    

Cuba
parutions 1999
Paradiso / José Lezama Lima ; traduit de l'espagnol (Cuba) par Didier Coste. - Paris : Seuil, 1999. - 665 p. ; 18 cm. - (Points, 604).
ISBN 2-02-036423-9
NOTE DE L'ÉDITEUR : Voici la somme de toute une œuvre et de toute une vie, celle de José Lezama Lima, l'un des plus grands représentants du baroque latino-américain. Avec Paradiso, il donne en même temps qu'une fiction pure (les enchevêtrements entre les péripéties des différents personnages et une mouture du narrateur lui-même), un traité de théologie, une vertigineuse suite d'images poétiques, une érudite réinvention de l'écriture et finalement, un document sur La Havane des années quarante et cinquante, lorsque s'amorcent les premiers soubresauts révolutionnaires. Ce livre, sans nul doute un des plus fondateurs de la littérature sud-américaine d'aujourd'hui, représente une magnifique ouverture sur l'universel métissage des cultures.
ANNE PROENZA : Ce livre fit scandale à Cuba. Le lendemain de sa première publication, en 1966, on n'en trouvait plus un exemplaire dans les librairies de La Havane. L'auteur, José Lezama Lima, né en 1910, connu des Cubains pour les revues littéraires qu'il avait fondées, ses poèmes et sa verve, déclarait : « Si la révolution est puissante, elle peut tout assimiler, même Paradiso ». À l'étranger, le roman fut salué comme un chef-d'œuvre.

Le Monde des Poches, 9 avril 1999
PATRICE DELBOURG : « La nostalgie, c'est la putain du souvenir », disait José Lezama Lima, poète catholique fervent, homosexuel irréductible, qui toute sa vie souffrit d'asthme et d'obésité, qui jamais ne quitta sa terre, sa maison légendaire de la rue du Trocadero, au 162, où il vécut reclus avec sa mère. Jusqu'à son dernier souffle, il attendit le feu vert des autorités de son pays pour se rendre à l'étranger où il était invité par les plus grandes universités, et même par l'Unesco. Menteur magique, arc-bouté dans sa fuite dans l'imaginaire, ogre de la surabondance baroque, son Paradiso, monument de sensualité poétique tous azimuts, narrant les aventures ébourrifantes de son jeune héros macrogénital, hante toujours la mémoire des amateurs.

« La mélancolie du Malecón », Bordeaux : Le Castor astral, 2006 (p. 14)
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Paradiso », La Habana : Unión, 1966
  • « Paradiso » traduit de l'espagnol (Cuba) par Didier Coste, Paris : Seuil, 1971
  • « Paradiso » ed. critica (Cintio Vitier coordinador), Buenos Aires, Rio de Janeiro, Paris : Unesco (Allca XX - Archivos, 3), 1996
  • « Dador », Paris : Flammarion (Barroco), 1980
  • « L'expression américaine », Paris : L'Harmattan (L'Autre Amérique), 2001
  • « Introduction aux vases orphiques », Paris : Flammarion (Barroco), 1983
  • « Le jeu des décapitations », Paris : Seuil, 1984
  • « Oppiano Licario », Paris : Seuil, 1991
  • Michel Falempin (dir.), « José Lezama Lima : le paradis retrouvé », Paris : Digraphe (Digraphe, 90-91), 2000
  • Marie-Christine Seguin, « José Lezama Lima : poète des quatre éléments », Paris : L'Harmattan (Recherches et documents, Amérique latine), 2005

mise-à-jour : 14 octobre 2013

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