Vassilis Alexakis

Le cœur de Marguerite

Stock

Paris, 1999
bibliothèque insulaire
   
Méditerranée

parutions 1999

Le cœur de Marguerite / Vassilis Alexakis. - Paris : Stock, 1999. - 426 p. ; 22 cm.
ISBN 2-234-05157-6

PATRICE DELBOURG : L'écrivain, surtout quand il est né non loin du Péloponnèse, s'apparente à un berger qui conduit un troupeau de mots dans le noir. Il passe le plus clair de son chemin à écrire un livre pour trouver la première phrase. L'auteur, heureusement pour nous, ne l'a apparemment toujours pas dénichée et continue à accumuler les chapitres, presque à son corps défendant, avec ce don rare de la digression fraternelle, […]

La première héroïne du récit est l'île, Tynos ou Santorin, […]. On raconte toutes sortes de facéties sur les archipels des Cyclades, qu'il y a différentes sortes de vent : celui qui renverse les chapeaux, les chaises et les murs, “ que là-bas les coqs de l'une réveillent les habitants de l'autre ”.

[…]

Vassilis Alexakis ne parle que de vie intime. Et maritime. Manque d'imagination ? Non, sa vie même est imaginaire. Une existence partagée entre Paris et Athènes : “ Les émigrés ont sur le front une ride supplémentaire qui n'est pas due au temps mais à la distance ”. Les nuages s'effilochent sur une petite musique aigrelette, comme des komboloï, ces chapelets d'ambre, échappés des doigts du pope. Une caïque passe sur la mer Egée. C'est ça le charme d'Alexakis, une manière indolente de dire “ il me semble ” à un lecteur qui ressemble à son propre reflet dans la vitre d'une ouzerie.

L'Événement, 2-8 septembre 1999

JACQUES MEUNIER : Grec par ses parents et Français par ses enfants, [Vassilis Alexakis] joue de la double identité avec une aisance insulaire. Il donne l'image de l'exil heureux, même si quelques fois un coup de cafard le rappelle à l'inconfort du cosmopolitisme. Voilà pourquoi sans doute, qu'il soit à Paris, à Athènes ou dans l'île de Tinos, il donne l'impression d'être de passage. Il part de chez lui pour aller chez lui, en passant par chez lui, et cela suffit à son désir d'ailleurs.

[…]

A la rubrique profession, je n'en vois qu'une qui lui convienne parfaitement : étranger.

Le Monde, 9-10 janvier 2000

BERNARD ALAVOINE : […]

Le Cœur de Marguerite est une quête : Alexakis se pose […] la question de savoir pourquoi on écrit et pourquoi on devient amoureux. Le roman et plus précisément la langue et les mots permettront de répondre à ces questions toujours liées. A l’exception d’un voyage professionnel en Australie, l’action se passe à Athènes, Tinos et Andros […]. C’est dire que l’univers de la Grèce est très présent dans le roman et de ce fait, moins par les mots grecs que par les détails de la vie quotidienne dans ce pays : tavernes, restaurants, sorties et voyages dans les îles sont en effet omniprésents. […] Au terme de cette […] quête, l’interrogation sur le sentiment amoureux et l’amour des mots de l’apprenti écrivain se rejoignent dans les paroles prononcées par Marguerite à la fin du roman : “ wada ninango jambiri ”. Ce “ je t’aime ” en langue des aborigènes annonce Les Mots étrangers qui paraîtront en 2002.

“ Vassilis Alexakis ou le choix impossible entre le grec et le français ”, Intercâmbio, vol. II, 4, 2002 [en ligne]
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Le cœur de Marguerite », Paris : Librairie générale française (Le Livre de poche, 15322), 2002

mise-à-jour : 27 novembre 2018
Vassilis Alexakis : Le coeur de Marguerite
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