Jacques Follorou et Vincent Nouzille

Les parrains corses

Fayard

Paris, 2004

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Méditerranée
parutions 2004
Les parrains corses / Jacques Follorou et Vincent Nouzille. - Paris : Fayard, 2004. - 573 p. ; 24 cm. - (Documents).
ISBN 2-213-61759-7

NOTE DE L'ÉDITEUR : Le sujet est tabou. II embarrasse les gouvernements, les élus, les magistrats et les policiers. II terrorise des citoyens confrontés à une menace latente. Le milieu corse constitue, en effet, un pouvoir occulte et redouté. En Corse, où il fonctionne comme une véritable mafia. Sur le continent, où il domine le grand banditisme. Et a l'étranger, où il n'a cessé de s'activer.

Retraçant l'histoire des « parrains corses » depuis plus de sept décennies, grâce à des archives inédites, des documents confidentiels et des centaines de témoignages, les auteurs de ce livre révèlent l'essor continu d'un système criminel plus puissant qu'il n'y paraît.

De 1930 à 1980, les parrains corses ont prospéré, entre Marseille et Paris, grâce à une solidarité clanique, des activités diversifiées, une violence rare, une implantation internationale et de solides appuis politiques. Les caïds corses ont dirigé la French Connection, filière française de l'héroïne, qu'il faudrait rebaptiser Corsican Connection. Ils ont été mêlés à la plupart des grands événements de l'histoire du pays, dans les coulisses de tous les pouvoirs, bénéficiant souvent de protections hors du commun.

Au début des années 80, le milieu corse a connu un tournant historique en se repliant sur son île natale. Les parrains ont profité du paravent créé par l'activisme des nationalistes. Aujourd'hui, ils contrôlent un territoire sur lequel ils imposent leur loi. Ils exercent une pression constante sur les élus locaux et gangrènent l'économie insulaire. Ils tiennent à distance l'appareil judiciaire et policier. Ils ont des amis haut placés ...

LES AUTEURS : […]

Notre livre est d'abord destiné aux Corses. Ils sont victimes d'un paradoxe : pendant des années, l'île a été asphyxiée par la pauvreté. Or, à partir des années 1980, l'argent a commencé à arriver, ne serait-ce que par la solidarité du continent. Mais, au moment où la Corse pouvait se développer et coller à sa spécificité culturelle, économique et politique, les voyous s'installaient à demeure sur l'île. Aujourd'hui, celle-ci est étouffée par le pouvoir du milieu.

[…]

➞ propos recueillis par Jean-Marie Pontaut — L'Express, 10 mai 2004 [en ligne]
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Les parrains corses », Paris : J'ai lu (Documents, 7691), 2006
  • « Les parrains corses » nouv. édition augmentée, Paris : Fayard, 2009
  • Jacques Follorou, « Corse, l'état bafoué », Paris : Stock, 1999
  • Jacques Follorou, « La guerre des parrains corses », Paris : Flammarion (Documents et essais), 2013

mise-à-jour : 31 mai 2017
Jacques Follorou et Vincent Nouzille : Les parrains corses
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