Jean-Luc Coatalem

Je suis dans les mers du Sud

Grasset

Paris, 2003

bibliothèque insulaire

 
peintres des îles

Gauguin

parutions 2001

Je suis dans les mers du Sud / Jean-Luc Coatalem. - Paris : Grasset, 2001. - 320 p. ; 21 cm.
ISBN 2-246-58561-9
Jean-Luc Coatalem a présidé le jury du 9e Prix du Livre Insulaire d'Ouessant

NOTE DE L'ÉDITEUR : C'est le cliché sépia d'une anglo-polynésienne, achetée aux enchères par l'auteur, qui le pousse à partir, soudain, sur les traces de Paul Gauguin. Qui était cette jolie vahiné ? Et surtout, pour quelle raison l'artiste peignit-il le visage cireux de son fils, Aristide, dit Atiti, le jour de sa mort à Papeete ? Quel écho intime ce tableau éveille-t-il chez Jean-Luc Coatalem, qui comme Gauguin connut la Bretagne et les archipels de Polynésie ?

Commence alors une traque, méticuleuse, réaliste mais fulgurante, où l'on comprendra que Gauguin, petit-fils de Flora Tristan, « Inca » halluciné, « Péruvien à la bourse plate », fuit la réalité pour se trouver lui-même, renverse tous les clichés sur l'exotisme, à en perdre la raison, jusqu'au fonds du puits du Jouir, où l'auteur retrouve intacte sa seringue de morphinomane.

Quelle traque ! Quelle enquête, mystique et géographique ! Bretagne, Hollande, Danemark, Panama, Martinique, Tahiti, et les lointaines mers du Sud, avec pour compagnons, les peintres, les créanciers, les marchands du culte, des vahinés, l'océan, la solitude. Un Gauguin affairiste courant après la vente ? Un Gauguin père de famille, abandonnant ses cinq enfants à Copenhague ? Un Gauguin réconcilié avec lui-même, peintre apaisé, dont la main fut guidée par les dieux Maori ? Quel est le vrai Gauguin ? Et si son appétit pour l'ailleurs, pour « le grand Divers » cachait une autre faim ? Comme l'écrivit Gauguin : « On rêve et on peint tranquillement  ».

LE FIGARO LITTÉRAIRE, 25 octobre 2001 : […]

Plusieurs biographies ont été consacrées au peintre. Coatalem s'en démarque. Il est le compagnon intime de Gauguin. On dirait un petit-fils feuilletant les papiers de famille afin de revivre avec tendresse l'existence tumultueuse et passablement scandaleuse d'un ancêtre génial et sulfureux. Aussi bien l'auteur mêle-t-il sa propre recherche et l'itinéraire de l'homme qu'il admire et qu'il aime.

Au hasard de ses reportages, il va contempler les œuvres exposées à New-York, Tokyo, Saint-Pétersbourg, Munich ou Buenos Aires, où est accrochée Vahine no te miti ...

[…]

Jean-Michel Barrault

LE MONDE DES LIVRES, 16 novembre 2001 : […]

On pourrait épiloguer sur les raisons qui font que Coatalem écrit ce livre sur ce peintre aujourd'hui. Sans doute en est-il de biographiques, que l'auteur désigne explicitement : il est breton, il a vécu son enfance en Polynésie. Si fortes ont-elles été pour lui, elles ne sont cependant que circonstancielles. On peut se plaire à en imaginer d'autres. La société occidentale du dernier tiers du XIXe siècle ressemble par bien des points à l'actuelle : uniquement préoccuppée d'augmenter sa prospérité matérielle, elle asservissait le reste du monde et ne tolérait que d'honnêtes serviteurs et des artistes aimables pour décorer ses intérieurs. Nous en sommes à peu près au même point. Donc Gauguin, sa peinture et ses colères sont nécessaires.

Philippe Dagen

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Je suis dans les mers du Sud », Paris : Librairie générale française (Le Livre de poche, 15547), 2003
  • « Les beaux horizons », Paris : Le Dilettante, 1997
  • « Le gouverneur d'Antipodia », Paris : Le Dilettante, 2012
  • « Mes pas vont ailleurs », Paris : Stock, 2017

mise-à-jour : 20 novembre 2017

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