Antoine-Toussaint Antona

Ceux du 173e : les Corse au combat, 1914-1918

Colonna Edition

Alata, 2005
bibliothèque insulaire

      

Méditerranée
parutions 2005
8ème édition du Prix du Livre Insulaire (Ouessant 2006)
ouvrage en compétition
Ceux du 173e : les Corses au combat, 1914-1918 / Antoine-Toussaint Antona. - Alata : Colonna éd., 2005. - 127 p. : ill. ; 20 cm.
ISBN 2-915922-06-3

NOTE DE L'AUTEUR : « U centu settanta tré », le légendaire 173e Régiment d'Infanterie de Corse. Qui sur l'île n'a entendu parler de lui ?

Les veillées au coin du feu résonnent des paroles des anciens contant leurs faits d'armes. La vie de ces héros ordinaires venus de nos montagnes, de nos rivages pour s'embarquer sur un navire et être projetés dans l'enfer de la Grande Guerre de 1914-1918. Ils ont connu la boue des tranchées, le froid, les poux, les obus, la mitraille, la mort. 4 citations à l'ordre de l'Armée et deux fourragères attestent leur courage.

Comme celui de tous ces Corses de 19 à 50 ans, mobilisés au nombre de 45 000 et dont plus de 12 000 tomberont au combat.

Souvenons-nous ; tel est le modeste objectif que je me suis fixé en rédigeant cet ouvrage, à travers le récit tumultueux de leur épopée mais aussi de leur martyre.

L'itinéraire de jeunes Corses qui ont écrit les pages parmi les plus glorieuses et les plus sanglantes de notre histoire collective, celle de nos aieux : les « Poilus » du 173e.

EXTRAIT

Que dire de l'épouvantable bilan [de la guerre 14-18] ? Mots et chiffres s'effacent devant l'horreur.

Quatre années de conflit ont vu tomber 1 950 000 Allemands ; 1 393 000 Français ; 1 047 000 Austro-Hongrois ; 776 000 Anglais et 4 000 000 d'autres soldats de quinze nationalités.
Les mutilés, gazés et défigurés des « Gueules cassées » en grossiront encore les légions, longtemps après le 11 novembre 1918.

Pour la Corse, le désastre est sans mesure.
Il s'établit aux alentours de 11 000 morts soit entre 3,6 % et 5,2 % de la population selon les cantons pour une île comptant 288 000 habitants en 1911. Dans les autres départements, la moyenne des pertes s'élèvera à 3,5 %. La Corse, déjà l'une des régions des plus marquées, verra certains de ses cantons tels que Belgudè, Piana ou le Fium'Orbu compter 5 à 6 % de pertes pour les dépasser et atteindre 12 % en une véritable saignée dans les villages de Soccia et Vezzani.
Le ratio nombre de morts, nombre de mobilisés est plus parlant encore.

  • Au niveau national : 8 410 000 mobilisés, 1 393 000 tués, soit 16,5 %.
  • En Corse : 45 000 mobilisés (seul département où les pères de plus de trois enfants le seront …), 11 325 tués, soit 25,1 %.

Exode rural et diaspora face à la misère de l'après-guerre achèveront de vider les campagnes exsangues de leurs dernières forces vives.

La démographie insulaire porte toujours l'entaille indélébile de l'hécatombe.

Épilogue, pp. 94-95

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « Ceux du 173e : les Corses au combat, 1914-1918 », Ajaccio : La Marge, 1998

mise-à-jour : 11 mai 2006

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